Comment l’écriture thérapeutique m’a sauvée !

Ecrire pour s’évader, écrire pour rêver, écrire pour essayer de ne plus souffrir : Ecrire a été le meilleur jeu que j’ai trouvé pour oublier les épreuves quotidiennes du collège.Il y a près de vingt-cinq ans déjà, j’ai pris un stylo et un cahier pour imaginer des contes de fée dont j’allais devenir l’héroïne.
A chaque fois que j’accompagnais ma mère pour faire les courses, je courais au rayon papeterie pour admirer les jolis cahiers, les feutres et les stylos. J’observais les différentes nuances de couleurs et les paillettes, puis je m’attardais devant les cahiers, il y en avait tellement que je ne savais où donner de la tête. Je regardais les différents formats et la qualité du papier. J’ouvrais les cahiers pour sentir la douceur ou la rugosité des feuilles, ensuite j’admirais la couverture, il y en avait de toutes les couleurs et certaines m’inspiraient…
Après une demi-heure passée dans ce rayon, je fonçais vers ma mère avec mes deux précieux objets comme si je venais de trouver un trésor pour les glisser discrètement dans le caddie.
Ma mère savait que ma soeur et moi allions prendre un petit cadeau si nous l’accompagnions aux courses et elle n’était pas étonnée par mon choix quand ma soeur préférait prendre des bonbons. Elle me demandait rapidement le prix de mon trésor et je restais évasive tout en lui énumérant les qualités des stylos choisis et de mon cahier fleuri et elle continuait tranquillement ses courses.
Ma soeur et moi aidions alors ma mère en allant chercher les articles désirés afin de passer plus rapidement en caisse car nous étions impatientes de récupérer nos cadeaux.
Arrivées à la maison, plus question d’aider ma mère à ranger les courses, nous enlevions tous les sacs pour retrouver nos trésors, nous n’avions pas une minute à perdre ce qui provoquait la colère de ma mère en voyant les sacs en vrac sur le sol! Je prenais mon cahier et mes stylos pour me téléporter dans un autre monde. Je me sentais puissante avec mon stylo puisque je pouvais tout inventer: le décor, le pays et les personnes que j’allais rencontrer dans ce monde merveilleux.
On peut penser qu’à 13 ans, on n’a aucun souci, on est jeune, on ne connait rien à la vie, on ne sait pas ce c’est d’aimer, on ne sait pas ce que c’est d’être blessé.
Pourtant, dès l’enfance, nous ressentons l’amour ou la malveillance de notre entourage, nous ressentons l’amitié ou la trahison et pourquoi vouloir s’échapper à cet âge-là si nous ne comprenons rien, si nous ne ressentons rien?
A cet âge-là, j’étais amoureuse d’un camarade de classe, mais j’étais tellement timide que je n’osais même pas le regarder de peur qu’il me voie rougir, j’ai été aussi blessée par des camarades qui m’insultaient ou me tourmentaient car je n’avais pas de répartie.. Je n’avais qu’une seule amie, d’ailleurs heureusement qu’elle était là sans elle je n’aurais pas pu survivre à ce milieu hostile, néanmoins je me sentais souvent seule car elle n’était pas toujours avec moi.
Je n’arrivais pas à affronter cette méchanceté entre les cours, je n’aimais par conséquent pas les pauses et la cour de récré car je savais que personne n’allait me parler si ce n’était pour me rabaisser.


Je me rappelle la première fois que j’ai pris un stylo, j’ai planté le décor, j’étais au collège et il était là: Vincent !!!! Mon coeur battait à 100 à l’heure!!!!! J’ai écrit que je lui disais bonjour et j’étais tellement heureuse car il m’avait souri. Je refermais mon cahier, le sourire aux lèvres et je m’endormais pour imaginer ma douce rencontre avec mon bien-aimé.…

En repensant à cette époque et à d’autres épreuves de ma vie notamment les 3 longues années pendant lesquelles je pensais ne jamais avoir la chance d’avoir un enfant, on peut dire que l’écriture m’a sauvée. L’écriture a été ma thérapie, j’ai été attirée par ses super pouvoirs: je pouvais créer et imaginer sans limites dans le premier cas et dans le deuxième, je pouvais évacuer toute ma colère, ma tristesse et mon incompréhension…Finalement, je pouvais changer toute mon histoire pour m’envoler plus haut que les épreuves de la vie car le stylo à plume que j’avais entre les mains m’avait choisie telle la baguette magique de Harry Potter et je ne pouvais plus m’arrêter de sourire et de créer des histoires féeriques dans lesquelles j’étais maman ou j’étais simplement aimée. »

Et vous, avez-vous déjà essayé d’écrire quand ça n’allait pas ? Avez-vous déjà eu un journal intime ou un carnet pour noter vos idées? N’hésitez pas à partager votre expérience et à nous donner vos astuces!

With Love,

Elisa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.